Une nichée d'hirondelles

 

René LAVASTRE a 82 ans et depuis 1954, il se passionne pour l’ornithologie : “Il y a 50 ans, nous pouvions voir évoluer sur une seule journée plus de 30 espèces d’oiseaux à Cros de Géorand. J’observe une forte régression, surtout ces dernières années.

 

"Les hirondelles animent nos printemps, mais pour combien de temps ? L’hirondelle des cheminées est venue s’installer dans nos étables, ouvertes, éclairées et regorgeant de becquetance quand dans le Sud de la France, les tracteurs ont remplacé les chevaux.

Quand à l’hirondelle des fenêtres, si fragile, on la trouve à nouveau. Elle est venue construire son nid sous les tuiles rondes, juste là, sous l’avancée de toit. Ce sont les anciennes qui dirigent les plus jeunes lors des migrations.

Des familles entières reviennent de la lointaine Afrique guidées par les plus anciennes, Elles consolident leurs nids année après année avec de la terre et de la salive. C’est le nid de la famille. Il protège deux couvées dans la saison Une troisième espèce est l’hirondelle des rochers. J’ai observé le premier couple d’hirondelles des rochers à Cros de Géorand en 1962. Deux amoureux qui nichaient dans le mur du barrage du Gage.

Cette espèce se réfugie en hiver dans les rochers du Var et de l’Hérault. Les hirondelles viendront tant qu’elles n’auront pas été décimées par les traitements de la vigne, le manque de nourriture, les prédateurs comme le faucon pèlerin et les aléas climatiques qui peuvent leur être fatal."

 

René est intarrissable. Ses connaissances considérables sont la promesse de futurs articles dédiés à l’ornithologie sur nos montagnes.